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Ville de Québec

"Un homme libre, c'est quelqu'un qui tente ce qu'il a envie de faire."

Retour à la maison

le 09/01/2011 à 13:18 -   nuage -3 °C

Toute analogie avec le titre de cet article n'est pas fortuite...

J'avais tout de même un peu d'appréhension en rentrant : Est-ce que je vais être heureux de rentrer? est-ce que mon retour en France va me faire regretter d'être parti?

Et j'ai très vite eu ma réponse. Je n'avais pas encore touché le sol québécois que j'étais déjà tout heureux de rentrer. J'étais tout fou le 12 décembre au soir quand j'ai décollé pour la France et je l'étais tout autant ce mardi en atterrissant à Montréal. Que demander de plus?

Une autre question était de savoir comment j'allais me sentir une fois de retour à Québec : est-ce que j'allais avoir l'impression agréable de retrouver mon petit cocon ou est-ce que j'allais ressentir un sentiment d'inconfort, de ne pas être chez soi, comme quand on passe quelques nuit chez des amis. Heureusement pour moi l'impression a été la bonne, accentuée par le fait que retourner dans sa coloc c'est comme retrouver une petite famille.

Et puis il y a eu la bonne surprise de début d'année, celle que j'attendais depuis quelques mois déjà. Après les soutiens de divers organismes, les tâtonnements dans la jungle québécoise de l'emploi, plusieurs entretiens entrevues, c'est en ce début d'année 2011 que j'ai décroché le la job qui va me permettre de quitter les salades, courgettes et autres carottes de chez Métro.

Je vais passer des légumes au Web et je dois avouer que ce n'est pas sans me procurer un certain soulagement. Je commence demain en tant que programmeur dans une société québécoise en informatique. Je sais d'avance que je vais avoir beaucoup de choses à apprendre et que ces prochains mois vont êtres intenses mais c'est aussi ça qui rend l'aventure intéressante.


Tags travail, retour, métro

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Ma première jobine

le 29/07/2010 à 11:49 -   nuage 19 °C

Oui je suis moins actif ici ces derniers temps, mais il y a une raison à cela!

Épicerie MétroJe me suis trouvé mon premier petit boulot, une jobine comme on dit ici (oui on dit une job et non un job).

Je bosse au supermarché "Métro" qui est en face de chez moi. Ça me prend 30 secondes pour aller travailler en comptant le temps de mettre mes chaussures. C'est une chance d'avoir trouvé ça juste en face.

Je suis dans le département des fruits et légumes. On remplit les rayons, on gère les stocks et on renseigne les clients. C'est plutôt sympa pour un petit boulot et ça permet de rentrer chez sois pendant les poses Tongue out.
Ils ont tellement de mal à trouver des employés que chaque employé décide du nombre d'heures qu'il veut faire chaque semaine. Pour moi c'est une trentaine d'heure car j'ai besoin de temps à côté.

Chose à laquelle je ne suis pas habitué, le salaire est versé chaque semaine.

Par dessus l'aspect financier, ce petit boulot est important pour moi car c'est LA première expérience québécoise. Avoir déjà travaillé ici est un atout pour trouver un boulot ensuite, ça prouve qu'on connait le monde du travail québécois, ses habitudes et qu'on a su s'y adapter.


Tags travail, métro

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Retour en formation fin

le 22/07/2010 à 18:00 -   nuage 28 °C

Je rentre tout juste de ma dernière session d'information au ministère de l'immigration.

Durant ces 4 demi-journées on a parlé des valeurs du Québec, de sa langue, des lois sociales, des normes du travail et des techniques de recherche d'emploi.

Coté normes du travail les différences sont assez importantes avec la France :

La plus grande différence avec la France c'est qu'ici le contrat de travail est oral. Une poignée de main suffit à être embauché. Contrairement à la France où la relation employeur/employé est basée sur la méfiance mutuelle, cette relation est ici basée sur la confiance mutuelle. C'est un modèle complétement différent qui est difficile à appréhender pour les français.

Le salarié peut quitter son emploi à tout moment sans aucun préavis. Dans les faits, il est de bon usage de laisser un préavis de 2 semaines.
Le patron peut virer son employé sans préavis durant les 3 premiers mois. Ensuite c'est une semaine de préavis et ça augmente avec l'ancienneté pour aller jusqu'à 8 semaines après 10 ans d'ancienneté.

Le salaire est versé tous les 15 jours.

Une autre grande différence avec la France est qu'ici 85% des emplois sont pourvus sans annonce, simplement avec le bouche à oreille. C'est énorme, d'où l'importance de développer un bon réseau de contact.

En passant, pas de TVA ici mais deux taxes : une provinciale la TVQ (Taxe de Vente du Québec) de 7.5% et une fédérale la TPS (Taxe sur les Produits et Services) de 5%. Étant donné que la TVQ s'applique après la TPS le taux de taxation totale sur la valeur ajoutée est de 12,875% contre 19,6% en France.


Tags travail, taxe

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